Parmi les amateurs de typo, il en est de toutes sortes, et de celles et ceux qui, un temps, s’en lassent, la délaissent : vain abandon, elle vous reprend, cela ne vous lâchera plus.
Cela fait un bon moment que l’envie m’a pris d’aller mendier aux portes de mes amis créateurs typographes pour leur extorquer une consultation gratuite au sujet du logotype de Come4News, site que ses contributrices et « teurs » désignent par C4N.
Vous le trouverez décliné ça et là, déformé, retaillé homothétiquement, parfois à la sauvage. Partons de l’original que je ne sais à qui attribuer…
Conceptuellement (ouaf, bien grand mot…), ce n’est pas mal vu. Il y a comme un petit air de CNN « à la papa », d‘étrange lucarne au stylisme des années 1960, un petit côté « Telstar » désuet, peu intimidant. L’identité visuelle (ouaf, faut voir le reste du site) vise autant à fidéliser celles et ceux qui enrichissent le site (par des contributions, des articles, tribunes…) que l‘éventuel visitorat externe. Cette allusion permet de s’interroger sur l’identité visuelle des sites au sens large, qui n’est pas que visuelle puisque, par exemple, les scripts de la page d’accueil assurent une rotation aléatoire des items, de manière à ce qu’ils mettent en valeur toutes et tous les auteur·e·s de l’heure et du jour. C’est un tantinet graphiquement « nul à ch… », le fait de programmeurs qui ne sont pas graphistes, mais si le Typophage, qui utilise aussi Joombla, avait dû se coltiner une telle interface, il n’est pas sûr que son site aurait vu le jour si tôt.
Qu’on se rassure, jamais ce logotype C4N ne devra orner le flanc babord ou tribord d’un mastodonte des mers (fielleux aparté pour initiés, ils se reconnaîtront…). Ni l’enveloppe d’un dirigeable. En revanche, je trouve qu’en discret crédit d’un visuel, d’une illustration, d’une photo, il ne « fonctionne » pas. J’imagine qu’il faudrait le décliner en divers formats ad hoc ou le revoir afin qu’il reste « lisible », attribuable. Avec mes gros sabots, je vous propose de vous pencher dessus, quitte à en proposer des déclinaisons totalement différentes. La « gagnante » ou le lauréat n’aura droit qu‘à la « gloire » d’une tête de page d’accueil pour quelques jours (cela arrive rarement, mais on conserve sous la têtière, en un autre format, des contributions à mettre en valeur). Cela ne devrait pas décourager les autres de soutenir leurs propositions (en s’inscrivant pour l’occasion, en montrant et défendant leurs choix et approches, aux divers sens du terme).
Ce logotype vous déplait, trouvez l’ancien (cherchez le site), et le nouveau !
— Jef Tombeur
Contrairement a ce que l’agenda du dernier Graphisme en France consacré à la typographie l’annonçait, l’exposition de Jean-Jacques Tachdjian à La Condition publique, à Roubaix, ne débute pas le 8 octobre 2009. Mais elle dure bien jusqu’au 21 novembre. En fait, elle est visitable depuis le 19 septembre…
Jean-François Lecomte publie, aux éditions Édite, un L’Affaire Dolet, Étienne Dolet, imprimeur-éditeur-libraire, martyr de la liberté de pensée au XVIe siècle (ouf !). Dolet avait été brûlé avec ses livres en guise d’avertissement de l’Inquisition à ceux qui pourraient propager des idées nouvelles. L’ouvrage est illustré.

Non, ce n’est point un poisson d’avril prématuré en décembre. L’Ecofont, je l’ai rencontrée sur le site de SPRANQ. Et évidemment, ce n’est pas suisse, mais néerlandais, car si c’est néerlandais, c’est comme les fromages hollandais : il y a des micro-trous dedans !
Les Henderson de JFP (Porchez Typofonderie) seront-ils aux Baskerville et aux helvetica-like (Arial) ce que les Sabon Next de Linotype (& JFP) restent aux Sabon (de Jan Tschichold)? Toujours est-il que de nouvelles graisses pourraient sans doute utilement enrichir ces récents alphabets créés par Jean-Francois Porchez pour le Boston Consulting Group.

Est-ce pour profiter de l’effet Ch’ti (le film ?), ou, comme on peut le penser, une coïncidence ? Toujours est-il que Jean-Jacques « Jiji » Tachdjian lance à la fois une maison d‘édition (les 3 Jean) et un premier titre, Les Nouvelles légendes improbables du Nord-Pas-de-Calais abondamment illustrées. Parallèlement, la troisième édition (augmentée, révisée, forcément) de son specimen (le catalogue des Radiateur-fontes) de caractères est disponible (si on arrive à le choper).
Les multiples “trucs et astuces” pour insérer des caractères spéciaux (diacrités non présents sur votre clavier, caractères spécifiques tel un logotype, &c.) prennent un coup de vieux avec les widgets d’Apple, les nouvelles fonctionnalités de Vista et les applicatifs disponibles en ligne.
Lire la suite… —Jef TombeurLa Librairie parisienne La Hune expose les poèmes visuels de l‘éditeur et artiste Xavier Dandoy de Casabianca à partir du 18 janvier 2008.
Lire la suite… —Jef Tombeur
Cela chauffe chez Jean-Jacques Tachdjian qui a poussé à fond le radiateur de sa fonderie. Il a en effet – enfin – réalisé un catalogue de ses alphabets. CataRadia v. 1 (ou RadiaCata ?), specimen des Radiateur Fonts, est aussi, on s’en serait douté, un bel objet.
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