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Peter Knapp, l’ex-directeur artistique des Galeries Lafayette, du magazine Elle, de Dim Dam Dom — plus connu pour ses activités de photographe — expose son parcours graphique à la galerie Anatome.
Rappelons qu’un ouvrage sorti en 2008 aux éditions du Chêne, Peter Knapp: 50 de créations en graphisme photographie, mode, peinture et vidéo, retrace l‘œuvre de l’artiste.
Galerie Anatome
du 19 novembre 2008 au 14 février 2009.
38 rue Sedaine, 75011 Paris.
Vernissage le 18 novembre à partir de 18h30.
[mise à jour]: La Galerie Anatome a le plaisir de vous proposer un rendez-vous radiophonique ce vendredi 21 novembre à 19h15 pour écouter l’interview de Peter Knapp. Emission “Le Rendez-vous” sur france culture 93.5.
— Jean François Porchez
3 commentaires
¶ velvetyne — 1169 jours auparavant
L’exposition ne manque effectivement pas de cachet.
Nous y voyons des choses incroyables.
Le « Elle » de la grande époque. On se moquait alors beaucoup moins de la femme qu’aujourd’hui, où elle n’est plus que l’incarnation des contraintes et des contradictions esthétiques du Zeitgeist.
Dans les années 60 telles qu’elles apparaissent sous notre regard séduit, la Femme est une égérie de liberté et de saine avant-garde.
Ce qui nous frappe dans le « Elle » d’alors, le « Elle » du Knapp photographe, c’est la place accordée à la typographie et à l’illustration.
On pouvait voir et lire une nouvelle inédite de Giono !
C’est inimaginable aujourd’hui à l’heure luxi-véloce des écrans permanents & obligatoires.
Au final, on s‘émerveille devant les réalisations de la photocomposition et de la vidéo (à l‘étage) si décriées pourtant en leur temps …
Quelques photos par ici
Concernant le podcast de l‘émission de France Culture, ça se passe par ici
¶ j f p — 1169 jours auparavant
C’est la meilleure expo que j’ai vu à la galerie Anatome (mais j’ai pas vu toutes les expos…). C’est une belle expo car elle va plus loin que juste montrer le travail d’un maître du graphisme. C’est une expo qui décrit le parcours d’un graphisme formé à l‘école Suisse qui a dépassé la logique déjà écrite de sa propre histoire. C’est une pratique du graphisme sortie de sa tour d’ivoire, une double influence entre la vision idéalisé et la réalité quotidienne, les deux s’influençant mutuellement pour obtenir ce qui accompagna la transformation de la société des années 50-60.
C’est aussi une pratique qui gomme le terrible gouffre qui sépare — en France — depuis trop longtemps le graphisme dit noble et le graphisme commercial. Le graphisme d’utilité publique comme certains l’avaient définis dans les années 70 et les publicitaires vendus au grand capital. Le graphisme des scènes de théatre, de culture, des grandes causes sociales et politiques et le reste, le tout venant… le “dézigne,” la “puub“…
¶ xavier — 1168 jours auparavant
Oui enfin, Jean-Francois, P. Knapp n’a pas fait non plus des packaging de Fido! (un de mes premiers boulot qd j’ai commence a bosser!).
Le grand souvenir que j’ai de Knapp, c’est ses montages-photos de morceaux d’arbres qui au final refont des arbres. Il a fait la meme chose avec des nuages pour une pub France Telecom je crois. C’etait extraodrdinaire.