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9 commentaires
Bien amusant tout ça, mais, d’un point de vue pédagogique, ça sert à quelque chose de savoir mettre des livres les uns dans les autres pour faire des caractères?
Merci de m’éclairer!
¶ Jean F Porchez — 28 février, 17:27
Oui, à mon sens il y a un usage :
Que ce soit avec une plume ou des livres, construire/dessiner une lettre n’est pas si simple (voir les autres pages du site pour se rendre compte des essais.)
Vu la taille des lettres, préserver de la grâce et de la qualité formelle est un sacré exercice.
Mon reproche consisterait davantage à dire qu’en
ouorkchopeatelier, Underware a tendance à faire du Underware et rien d’autre, et tout ce qui en sort semble fait par des étudiants formattés pendant quelques jours. Aussi admirable cela puisse-t-il être !¶ Jean-Baptiste Levee — 28 février, 17:58
Je suis assez d’accord avec JFP… Quid de l’intérêt pédagogique?
Faire des lettres avec des caddies la nuit sur un parking, c’est rigolo… mais bon une fois le fun passé, je suis pas sûr qu’il y est quelque chose à retenir.
Tant qu’à travailler dans l’espace pour se rendre compte de la difficulté de dessiner des lettres rien ne vaut un balais et de l’encre (ça c’est balaize !) ou plus accessible, une bonne vieille bombe de peinture (c’est pas très précis, mais c’est amusant, et avec les mouvements du corps ont arrive souvent à des résultats très énergiques_comme avec les tags).
Mais bon ça n’en reste pas moins une exprérience amusante et une petite intro à la pratique de la lettre.
¶ julien — 1 mars, 14:36
La construction avec des livres permet le repentir, la correction. Avec un balai, on entre dans la calligraphie, et il faudra de la surface avant de parvenir à quelquechose de potable, ce qui décourage vite.
C’est une introduction, pas un scriptorium !
¶ Jean-Baptiste Levee — 1 mars, 15:18
L’étudiant en design aime t’il plus s’amuser que plancher sérieusement pour apprendre?
Le résultat est très intéressant, mais comment peut on transférer ces connaissances vers le dessin de lettres?
Je partage l’opinion de Jean François, c’est ludique mais ça mène vraiment à quoi?
«Une intro à la pratique de la lettre»? Pour des universitaires ou pour des gamins?
¶ Martin LAllier — 1 mars, 15:39
C’est un atelier, pas une formation. Je n’ai pas dit que c’était le meilleur qui soit, le plus enrichissant, etc… Oui il est ludique, je pense que c’est une qualité. Oui la démonstration ne présente rien des acquis collectés, mais on imagine que ces étudiants ont étés encadrés tout de même ! Ces lettres, il a bien fallu leur donner une échelle par rapport au module choisi, les homogénéiser, les différencier, les espacer, leur donner une graisse, un modelé de tracé... Je ne connais pas la pédagogie pratiquée à l’écal, mais on est visiblement dans l’expérimentation. Et cette dernière n’est pas toujours du n’importe quoi, la preuve.
Si les intervenants décident de faire faire autre chose que des calques, on peut toujours considérer que c’est une approche incomplète certes mais attrayante. N’oublions pas le contexte : dans combien d’écoles fait-on intervenir des typographes talentueux avec qui les élèves produisent ?
¶ Jean-Baptiste Levee — 1 mars, 16:08
Et si le but d’un atelier comme celui-ci n’était pas l’apprentissage du dessin de lettre?
Ne pourrait-il pas être un simple outil, et non une finalité? un outil pédagogique, dans le sens où il donnerait envie d’approfondir une discipline à laquelle on serait confronté de manière ludique…
Certaines recherches de Clotilde Olyff, par exemple, me semblent d’ailleurs aller dans cette direction.
Par ailleurs, d’un point de vue plastique, voire culturel, ça produit quelque chose de plutôt intéressant, àmha. Et de ce point de vue, le dessin de lettre à partir de livres ne serait plus qu’une expérience… graphique!
¶ Stéphane Gambini — 2 mars, 02:44
En fait je trouve que ça ressemble plus à une expérience architecturale où la lettre est prétexte à la construction de volumes dans l’espace.
La typo n’est pas le centre de l’expérience, c’est avant tout le détournement d’un objet/module pour créer une structure.
Quand Clothilde Olyff fait des expériences avec des galets ou des tiges en bois, elle l’applique à la typographie avec une finalité d’utilisation typo, en tête (du moins, je pense :-).
Dans le cas de cet atelier, l’application de l’expérience, peut-être la typo, peut-être, mais je trouve qu’elle est plus directement appliquable au volume (imaginez un centre commercial avec la forme du L du Bello :-)
Donc une bonne sensibilisation pour des gens de l’espace (souvent ignare en design graphique !).
¶ julien — 2 mars, 19:23
la typograhie, la lettre, l’education—libre, comme le lapin sauvage.
¶ luk mestdagh — 18 avril, 15:25