Le premier blog et forum sur la typographie en France
Nous assistons depuis quelques mois à une profonde transformation des usages typographiques sur le web. Les webdesigners ne sont plus limités à l’utilisation des polices websafe mais la gestion des licences des fontes est devenue une problématique centrale. Cet article présentera les solutions proposées par le site Typekit et sera illustré par le point de vue de Jean François Porchez, Typofonderie.com, qui a décidé d’y proposer une partie de son catalogue…
Cet article sera illustré par des extraits de ses réponses à quelques unes de mes questions. Une courte interview que j’ai réalisé et que vous pourrez retrouver dans son intégralité à la fin de cet article.

Le rendu typographique d’une page web dépend de multiples facteurs : les choix typographiques du webdesigner, le navigateur utilisé, le système d’exploitation, les préférences de l’utilisateur final etc.
Pour limiter la différence de rendu des pages web, les webdesigners ont longtemps opté pour des polices qualifiées de «Websafe» c’est-à-dire des polices présentes sur les machines des internautes : Arial, Verdana, Georgia, Helvetica, Tahoma, Lucida Grande, Lucida Console etc… Le site Codestyle a classé les polices en fonction de leur disponibilité.
En travaillant avec ces polices, les webdesigners gardent un maximum de contrôle sur le rendu final des pages qu’ils ont créé. Cependant, il est parfois frustrant de passer à côté d’un choix typographique qui semble coller parfaitement à la problématique soulevée par le client, par souci d’homogénéité du rendu final…
Des solutions ont donc été trouvées au fil du temps pour permettre aux webdesigners d’intégrer un plus large choix typographique dans leur processus de création. En général, ces solutions (Cufon, SIFR, FaceLift, Typeface.js etc.) s’appuient sur Flash, Javascript ou encore PHP.
Chacune d’entre elles possède ses avantages et ses inconvénients mais voici les problèmes récurrents : texte impossible à sélectionner, référencement, sémantique, temps de chargement, compatibilité, respect des standards etc.
…Nous parlons beaucoup de nouveaux modèles de licences pour rendre possible l’usage de fontes sur le web en respectant le droit d’auteur…
L’arrivée des CSS3 a considérablement transformé les moyens d’agir sur la typographie sur le web. La propriété «@font-face» a focalisé tous les regards. Avec cet outil, il est possible d’afficher une police dans un navigateur web même si celle-ci n’est pas installée sur la machine de l’utilisateur final.
Avec «@fontface», il suffit de placer votre fonte (le fichier de police) sur un serveur et d’indiquer le chemin dans votre feuille de style. Même si le travail de standardisation de tous ces nouveaux outils CSS3 n’est pas terminé, il est dores et déjà possible d’utiliser ces propriétés sur de nombreux navigateurs.
La solution est toute trouvée alors me direz-vous, plus besoin de chercher midi à quatorze heures, utilisons tous «@fontface» et ne nous limitons plus dans nos choix typographiques !
Hum hum… en fait, cette solution extrêmement puissante pose deux problèmes majeurs :
…il est aujourd’hui important de proposer des alternatives viables et faciles d’usage pour éviter de se retrouver dans des usages qui ne respectent pas les droits d’auteurs, comme il est possible techniquement avec le «@font-face» dans sa version brute.
Inutile d’être juriste spécialisé en droit de la propriété intellectuelle pour comprendre le problème qui se pose avec cette nouvelle solution…
Dans le droit Français, une police de caractères est protégée au même titre qu’un logiciel.
L’utilisation de l’un ou de l’autre doit se faire après l’achat d’une licence. Cette dernière n’est valable que pour un nombre défini de postes (un ou plusieurs selon les cas).
Exemple : Une entreprise qui souhaite s’offrir une nouvelle identité typographique devra acheter autant de licences que de postes informatiques sur lesquels sera installée cette fonte. A grande échelle, inutile de préciser que les coûts des licences sont globalisés.
Si vous vous demandez pourquoi est-ce si contraignant d’utiliser des polices de caractères, il faut savoir que leur conception demande énormément de travail aux typographes (des semaines, des mois voir des années).
La seule source de revenu pour ces créateurs reste la vente de licences.
Vu sous cet angle, on comprend aisément que les fonderies portent un œil attentif à la question de la gestion des licences et à la protection des fontes.
Typekit est un service web qui met à disposition un catalogue de polices commerciales afin d’élargir les choix typographiques des webdesigners.
Le but est de pouvoir proposer des pages web affichant des textes dans des polices qui ne sont pas forcement installées sur les machines des internautes.
Les polices proposées sont hébergées sur une centaine de serveurs éparpillés dans le monde entier. Le site assure une très bonne qualité de service et propose même un lien d’accès aux statistiques des serveurs typekit (ping et temps de réponse).
Typekit utilise la propriété «@fontface» pour permettre l’affichage de polices sur vos pages web.
Heuuu… oui mais nous venons de voir que cette opération est à la portée de n’importe quel webdesigner donc quel est l’intérêt ?
La valeur ajoutée se situe sur la gestion des licences et sur la sécurité. Les fontes sont sécurisées et il est impossible pour l’utilisateur lambda de les télécharger pour les réutiliser à son tour.
C’est pour cette raison que de nombreuses fonderies (dont Porchez Typofonderie) collaborent avec Typekit et mettent à disposition une partie de leur catalogue aux utilisateurs de ce service.
Après avoir ouvert un compte, vous devez proposer les noms des domaines sur lesquels vous utiliserez ce système. Cela permet de définir précisément les limites d’utilisation des polices.
Ensuite c’est très simple, vous avez accès à une bibliothèque de polices. La classification est plutôt bien faite puisque vous pouvez faire votre choix en fonction des fonderies, de la forme des caractères (serif, sans, script, decorative), en fonction de tags (bitmap, small caps, art deco, bold, etc.) ou encore en fonction de l’utilisation que vous comptez en faire (titre ou labeur).
Typekit vous donne la possibilité de tester la police choisie avec votre propre texte, dans plusieurs styles (bold, italic, roman…) et biensur plusieurs corps (12pt, 13pt, 15pt etc.).
Le site propose une solution au problème de la gestion des licences en présentant 4 offres tarifaires de 25$/an (soit 17€) à 250$/an (soit 175€) pour la première année d’utilisation.
La différence entre ces offres se situe au niveau de la taille de la bibliothèque de polices utilisables, le nombre de noms de domaines enregistrables et de la bande passante qui vous est allouée. A noter qu’en version d’essai, vous devrez vous acquitter d’un badge Typekit obligatoire en bas de la page web utilisant le service..
Une police de caractère sélectionnée dans le catalogue sera automatiquement ajoutée dans votre « kit », une page accessible rapidement qui vous permet de visualiser votre panier et de gérer l’utilisation de vos polices.
Sur cette page vous pourrez assigner une classe css à une police. Une fois dans votre site, il vous suffira d’ajouter deux lignes de code dans le header de votre page puis d’appliquer cette même classe css à un élément pour voir le texte automatiquement transformé dans la police que vous avez choisie.
L’image ci-dessus est un screenshot d’un kit (version gratuite).,On peut voir que j’ai ajouté la police « Apolline STD » à mon kit. La classe css «.tk-apolline» m’a été proposée pour transformer le texte de ma page web avec les css.
Vous avez la possibilité de modifier le nom des classes par défaut, vous pouvez également créer vos listes (css font-stack) de remplacement pour les navigateurs ne prenant pas en charge la propriété «@font-face» (attention toutefois puisque les font-stack Typekit sont liées à Javascript… Pas de Javascript, pas de service Typekit)
Si vous souhaitez vous faire une idée du rendu voici une page de demo Typekit.
On constate donc que l’opération est extrêmement simple. Le code reste propre, la sélection du texte est possible tout comme le reste du texte sur la page web…
Concernant la compatibilité, Typekit fonctionne sur tous les navigateurs prenant en charge la propriété «@font-face» : Firefox 3+, Safari 3.1+, Internet Explorer 6+.
Même si Typekit est une solution satisfaisante, elle n’est pas parfaite pour autant et présente quand même quelques inconvénients.
Les fontes Typofonderie disponibles sur Typekit ne sont que des fontes basiques, collection STD, car les fonctions OpenType ne sont pas encore totalement supportées sur le web et les navigateurs.
Bref… chaque solution possède des inconvénients et Typekit ne fait pas exception. Cela dit, ce service a le mérite de proposer une solution au problème de la gestion des droits d’auteur des polices commerciales et à la sécurisation des fontes. Rien que pour cela, nous pouvons saluer cette belle initiative.

Pour terminer cet article je vous livre les réponses que Jean François Porchez a apporté à quelques-unes de mes questions.
C’était quelques mois avant le lancement, car nous parlons beaucoup de nouveaux modèles de licences pour rendre possible l’usage de fontes sur le web en respectant le droit d’auteur.
Déjà avec les fontes incorporées à des produits logiciels, ce sont des sujets sensibles. Le Flash, d’autres choses comme le TrueDoc, le Sifr, etc.
Depuis les CSS avec ce nouvel outil @font-face, cela devient très problématique. Il existe également le format Woff, supporté par Firefox, moins pire que FontFace mais pas forcement adapté comparativement à Typekit.
Comme je disais il est aujourd’hui important de proposer des alternatives viables et faciles d’usage pour éviter de se retrouver dans des usages qui ne respectent pas les droits d’auteur, comme c’est le cas techniquement avec @font-face dans sa version brute.
Impossible à dire, c’est trop tôt.
Un extrait de catalogue, d’autres arriveront plus tard logiquement. Si les fontes sont correctement conçues, il y a normalement aucun problème d’affichage écran avec les systèmes d’exploitation contemporains, type MacOs X et Vista-7.
Les fontes Typofonderie disponibles sur Typekit ne sont que des fontes basiques, collection STD, car les fonctions OpenType ne sont pas encore totalement supportées sur le web et les navigateurs.
Exemple : Parisine et Parisine PTF, le support OpenType et le nombre de glyphes n’est pas identique.
De gros changements très positifs comparativement au début de la dernière décennie, où la main mise d’Internet Explorer rendait impossible le développement d’un web qui respecte les normes du W3C.
Voyez ça : Le redesign de Typofonderie et Type sites do web standards.
Il me semble que nous vivons actuellement une vraie révolution des outils et pratiques de création de sites web. Avec l’arrivée des CSS3, du HTML5, nous avons (ou aurons bientôt) accès à une multitude de nouveaux outils.
Des services comme Tyepkit peuvent être d’un réel intérêt s’ils sont utilisés à bon escient. Nous ne devons pas perdre de vue que le but est avant tout de répondre à la problématique de nos clients. Avoir accès à des milliers de polices de caractère c’est bien, savoir les utiliser correctement c’est encore mieux.
Il me semble qu’en matière de typographie, les webdesigners auront tout à gagner en se servant de la longue expérience du monde de l’impression.
Ne perdons pas de vue le célèbre adage «Form follows function» et sachons tirer parti de toutes ces nouvelles solutions qui s’offrent à nous pour enrichir nos pratiques.
Quelques liens pour finir :
Article publié au départ sur All-for-design.com
— Aurélien Foutoyet
32 commentaires
¶ Thomas L’Excellent — 732 jours auparavant
« Les fontes sont sécurisées et il est impossible pour l’utilisateur lambda de les télécharger pour les réutiliser à son tour. »
J’aimerais savoir d’où cette information provient… Depuis le début, Typekit est une vraie passoire en question de sécurité. Certes pour le moment, il n’est pas possible d’ouvrir les dites fontes dans un logiciel d’édition (enfin, pas à ma connaissance et à mon niveau de compétence) mais récupérer une fonte pour l’utiliser sur son site sans la payer prend moins de 10 secondes.
Voici un exemple avec la fonte en démonstration sur leur page d’accueil : la ff-dax compact
J’ai déjà cherché à avertir les dessinateurs de caractères sur les risques qu’ils prenaient en mettant leurs fontes à disposition sur Typekit (notamment sur iLoveTypography lors des premières discussions sur le sujet) mais personne ne semble se rendre compte de l’incroyable facilité à “pirater” ce service.
¶ NT — 732 jours auparavant
Je pense que Thomas a raison et que Typekit ne fait que proposer une solution opportuniste qui n’en est pas une.
N’est-ce pas aux distributeurs de polices (y compris et surtout les micro distributeurs, les typographes eux-mêmes) de faire évoluer leurs licences, et d’envisager des solutions de diffusion sans DRM (comme pour la musique), par exemple par tatouage (insertions d’informations dans le fichier police lui-même qui rend manifeste un usage frauduleux) ?
Sans faire évoluer les licences, ils risquent de passer à côté du marché, qui est, plus que le web, mais l’ePub : livre / magazine électronique édité, en xml, et embarquant des polices. Moi, je dirais : sortez vite de type kit et expérimentez des licences innovantes sur des polices de test, vous pouvez cartonner. On cherche !
Et quitte à payer un webservice, il y aura peut-être des spiders qui parcourent les @font-face du web et contrôlent les licences. Les vrais pirates ne sont de toute manière pas gènés, par aucun dispositif, alors essayons vraiment de promouvoir les usages légaux, sans tiers percepteur.
Non ? Allez, moi je vous dis ça en tant qu‘éditeur (réglo), mais c’est vous les typo imaginatifs…
¶ NT — 732 jours auparavant
Pardon, j’ajoute qu‘évidemment les “ebooks” se lisent offline (déconnecté d’internet), utilisent css3 et @font-face, sont un enjeu très important des prochaines années, et qu’on n’a pas fini d’entendre parler de leurs DRM :-) Il serait intéressant d’organiser une petite rencontre sur ce sujet des licences et de leurs évolutions.
¶ Aurélien — 732 jours auparavant
Thomas, J’avoue volontiers ne pas avoir cherché à trouver les failles du système.
Ainsi, lorsque j’ai écrit : “Les fontes sont sécurisées et il est impossible pour l’utilisateur lambda de les télécharger pour les réutiliser à son tour.”, je parlais d’utilisateurs “lambda” qui ne chercheront pas à trouver une astuce pour contourner le système et utiliser illégalement les fontes.
En allant dans ce sens, il suffit d’aller sur les réseaux P2P, Torrent et autres pour télécharger illégalement des dizaines de milliers de fontes et ce, très facilement et très rapidement.
Donc oui il y aura toujours des gens pour contourner un système… et ce sera pareil pour Typekit.
Cela étant, si on met de côté l’aspect sécurité, il me semble que Typekit a au moins le mérite d’avoir proposé quelque chose.
Cette solution, même imparfaite, sera peut-être le commencement d’une période de recherche de plus grande ampleur afin d’affiner et de trouver un autre système, encore plus fiable, qui contentera les créateurs et les utilisateurs.
Cet article était un état des lieux de la solution proposée par Typekit et non la présentation de LA solution ultime.
Quant à “NT”, je ne suis pas typographe mais je pense qu’il faudrait demander l’avis de Jean-François Porchez étant lui-même sur Typekit.
Je suppose que les fonderies ont déjà du réfléchir au problème des licences et que c’est une problématiques qui doit surement être au cœur de leurs préoccupations.
¶ Thomas L’Excellent — 732 jours auparavant
Ce n’est pas une question de chercher à tout prix à trouver les failles. Quand je dis qu’il faut moins de 10 secondes pour récupérer une fonte “Typekit”, ce n’est en rien exagéré. Il n’y a aucune sécurité sur Typekit.
Et pas besoin d’être un expert. Il suffit de regarder la source, enregistrer la feuille de style CSS et c’est fini. C’est encore plus rapide que de trouver une fonte sur un réseau P2P ou même en téléchargement direct.
Excuse-moi si j’ai été un peu brutal mais je crois qu’il y a un réel danger à faire l’apologie d’une solution qui met à disposition gratuitement des centaines de fontes de qualité.
Je suis d’accord avec toi sur l’aspect “recherche” de Typekit, mais le problème est qu’ils ont depuis un moment quitté ce stade et propose de plus en plus de créations typographiques à la vente. Typekit propose un service, payant. Il doit en assurer la qualité et la sécurité. Et ce dernier point est complètement oublié.
La solution (même si elle n’est pas parfaite) de Typotheque est beaucoup plus sécurisée. Totalement impossible à pirater par un utilisateur lambda. Mais il ne faut pas se leurrer, du moment qu’une fonte sera affichée sur écran, elle sera récupérable… mais autant encourager des solutions sûres.
¶ Æito — 732 jours auparavant
Personnellement je salue la volonté de Typekit de vouloir proposer des fontes sous couvert de licence aux aussi démunies Webdesigners (et amateurs de typographie) que nous sommes.
Cependant, je ne suis pas certain de la sincérité de leur intention (faire respecter les droits) à la vue du manque de sécurité flagrant.
Ainsi, je rejoins Thomas L’Excellent et NT, Typekit n’est en rien une solution viable.
Certes, l’intention est bonne, mais cela ne suffit pas dans une politique d’application de licences quant à l’usage de fontes sur le Web.
Pour ma part, je pense qu’il faut considérer la chose non pas du point de vue de l’imprimé, mais bien de celui de l’Internet.
Je m’explique : on sait déjà tous que les imprimeurs récupèrent les fichiers de fontes sans en acheter les droits, parce que fournis par les graphistes. On sait aussi que les fontes « tournent » énormément, notamment par le biais des étudiants (pratique que je trouve normale tant que l’utilisation reste dans le cadre des études et ne déborde sur les piges éventuelles de ceux-ci, mais c’est un autre sujet).
Il faut prendre conscience du point auquel peuvent déjà échapper ces fichiers des mains des fonderies alors que la typographie est un milieu (très) restreint.
Alors, imaginez la diffusion de celle-ci à partir du moment où elles seront sur la Toile et que des millions de profanes-autodidactes-pirates-bidouilleurs-pseudo-webdesigners mettront la main dessus.
Car il est certain que si sur le Web les gens ne se posent que peu ou prou la question des droits d’auteurs pour les photos, ils ne se la posent pas pour la typographie… Déjà dans le monde de l’imprimé la chose n’est (malheureusement) pas évidente pour tout le monde.
Je pense que dans le cadre de la typographie sur le Web, il faut que ce soit les fonderies, elles-mêmes, qui pensent un nouveau modèle économique propre au support-écran en ligne.
Un équivalent de la musique sans DRM comme le propose NT est intelligent.
Les fontes circuleront illégalement, il faut s’y faire, c’est inévitable. Il convient alors de voir comment il est possible de ne pas trop perdre d’argent et de faire en sorte que le travail du typographe soit reconnu légitimement.
Cordialement,
un militant pour l’usage légal de typographie et pour son portage au Web
¶ yarkout — 732 jours auparavant
Thomas : Tu n’as pas réussi à pirater le fichier même des fonts, si j’ai bien saisi. Donc les fontes sont en sûreté, non ? (Dis-moi si j’ai mal compris). A terme, si typekit se développe, il aura un outil basé sur google ou le moteur de recherche qui l’aura remplacé pour détecter automatiquement tous les piratages.
Pour le reste :
Il y a effectivement un certain nombre de choses auxquelles il faut s’habituer : le piratage (le vol à l‘étalage n’a jamais empêché les étalages) en est un ; la difficulté, voire l’impossibilité de maîtriser totalement l’affichage sur Internet (même en maîtrisant les polices, on ne maîtrisera jamais toutes les tailles d‘écran ou l’interprétation des instructions. Par exemple j’ai créé un blog et découvert bordure « dotted » peut prendre la forme de pas mal de choses selon le navigateur : des points ronds, carrés, diamants.)
Par contre, il faut avancer dans la bonne direction : typekit propose une solution, typotheque aussi. On verra laquelle deviendra un standard utilisé par différentes fonderies, pourquoi, comment, etc. Peut-être qu’une autre solution émergera.
PS. Maintenant j’aimerais bien qu’on standardise aussi le css « dotted » – si possible pour des vrais points (donc ronds).
¶ Alexandre — 732 jours auparavant
Je rejoins les commentaires précédents sur la nécessité de repenser les licences et de proposer des fontes sans DRM.
quelques remarques supplémentaires cependant:
La réintroduction d’@font-face n’est pas une initiative d’Adobe (du moins à ma connaissance), mais du W3C et de ses contributeurs.
Vous dites:
En effet, si j’ai accès à l’url du fichier, je peux le télécharger et l’installer sur ma machine (je vole donc le créateur de cette fonte).
Article 311-1 du code pénal: Le vol est la soustraction frauduleuse de la chose d’autrui.
Ce n’est donc pas un vol, c’est une copie illégale. D’ailleurs ce n’est même pas une copie illégale mais une installation illégale car lorsque l’on “achète une police”, on achète en fait une licence. Le fichier en soi n’a aucune valeur, et c’est le fait de l’installer sur une machine sans en avoir la licence qui est répréhensible. Peut-être que cela ne change rien en apparence mais je crois que depuis l‘épisode HADOPI (et son magnifique logo) on ne peut plus se permettre d’approximation en la matière.
¶ ian party — 732 jours auparavant
bein oui il a réussi, il vient de le montrer…
¶ Thomas L’Excellent — 732 jours auparavant
Ce que je dis, c’est que je n’arrive pas à ouvrir les fichiers des fontes pour les éditer (mais je mets ça plus sur mon incompétence que sur une réelle impossibilité), mais je peux malgré tout copier “l’entité fonte”, c’est-à-dire une suite de signes, la fonte encodée. Jetez un œil sur la feuille de style que je montre dans mon exemple , vous comprendrez certainement mieux.
Les fontes ne sont pas en sûreté parce qu’il suffit de copier le contenu de la feuille de style pour disposer de la fonte.
À ma connaissance le copier/coller n’est pas vraiment une sécurité en soi.
¶ Alexandre — 732 jours auparavant
Thomas, j’ai regardé la feuille de style que as mis en lien. un vulgaire copier/coller dans un décodeur base64 suffit à récupérer un fichier lisible. Exemple avec la ff-dax-compact-web-pro-1, en font-weight: 400:
¶ JB Morizot — 732 jours auparavant
Comme je prépare mon site, j’ai testé la licence “free” de Typekit pour avoir l’Apolline en guise de texte. Je suis plutôt content du résulat, mais mon problème est : je n’ai pas envie de payer chaque année une nouvelle licence web… Je préfère le système de Typothèque : une licence web pour l’usage illimité (dans le temps!) de la fonte. Mais pour le moment, le rendu est mieux via typekit (en tout cas sur mes écrans). Quant à la sécurité, je pense qu’un cryptage n’est pas très compliqué à mettre en place, mais gourmand en bande passante, ça viendra peut-être bientôt…
¶ JB Morizot — 732 jours auparavant
PS : c’est peut-être pas le bon endroit pour donner la combine… ? Je veux dire sur un site qui traite de typo, c’est là qu’on cherche ce genre d’info…
¶ Alexandre — 732 jours auparavant
Si Typekit est présenté comme une solution sécurisée, pourquoi devrait-on cacher que ce n’est pas le cas? (en regardant rapidement le site de typekit je n’ai trouvé aucune mention concernant la ‘sécurité’. Ont-il soigneusement omis d’en parler?). C’est dans l’intérêt des typographes que de le savoir, ça s’appelle la transparence.
La solution adoptée par typothèque est beaucoup plus fiable (cryptage SSL). Néanmoins il restera toujours un point faible: si une typo est affiché sur l’ordinateur de quelqu’un, alors elle est nécessairement copié dans la mémoire de l’ordinateur. Au final, il y a toujours un moyen de la récupérer.
¶ yarkout — 732 jours auparavant
OK, j’avais donc bien compris ce que montrait Thomas: le fichier même de la fonte n‘était pas apparent. Ce que montre Alexandre est bien plus embêtant !
¶ Olivier Guéry — 732 jours auparavant
Ajoutons qu’on peut utiliser @fontface avec des polices libres… et que la qualité ne cesse d’augmenter. Deux sites pour trouver des polices libres :
— fontsquirrel (attention, toutes les licences ne sont pas les même)
— the league of moveable type, peu de polices, mais de qualité et d’usage libre pour le web. Et un site en préparation pour visualiser les polices (mais je n’ai pas bien compris : « Find. Preview. Collaborate. Share with your most trusted colleagues. Lettercase will revolutionize how you work on your fonts. »).
En tout cas, tout cela laisse espérer, enfin, une typo de qualité sur le net. On va finir par se dire que l’epub est mort-né, et que le html+css le remplacera vite tant les deux sont proches.
¶ yarkout — 732 jours auparavant
Néanmoins, il restera toujours un point faible: si une typo est affiché sur l’ordinateur de quelqu’un, alors elle est nécessairement copiée dans la mémoire de l’ordinateur.
Oui, si la typo est utilisée comme telle ; pas si elle sert à générer quelque chose d’autre qui est utilisé (même de façon intermédiaire): par exemple, un jeu restreint, une ou plusieurs images, des jeux de combinaisons etc. On peut éventuellement imaginer des solutions spécifiques de cryptage en natif dans le software mais c’est chercher un peu (trop ?) loin !
¶ NT — 732 jours auparavant
Oui, mon sentiment est aussi que le problème n’est pas tant d’empêcher les usages illégitimes, on y arrive très mal techniquement, et le plus souvent au détriment des “honnêtes clients” de toute façon.
Le problème est plutôt de promouvoir, multiplier et faciliter les usages légitimes. Autrement dit, de moins penser à l’argent qu’on “perd” mais plus à celui qu’on ne gagne pas encore ;-) Cela se jouerait peut-être plus dans la littérature que dans la technique : le texte de la licence lui-même, Non ? En tout cas, mon sentiment est que l‘édition va vous tomber dessus (créateurs de caractères) avec de gros besoins à cet égard et qu’il faudra pouvoir y répondre vite, surtout les indépendants. Sinon, ce sera Times-Arial-Helvetica forever…
¶ Alexandre — 732 jours auparavant
@Olivier Guéry:
Merci pour l’info sur the league of moveable type, you made my day!
@yarkout
L’intérêt d’@font-face est d’utiliser de vraies polices de caractères. Tout à fait d’accord pour le jeu de glyphes limité, (mais ça limite du coup aussi le nombre caractères qui seront affichés sur l‘écran).
Quoi qu’il en soit je pense que la solution n’est tout simplement pas à chercher dans l’obfuscation, mais bien dans les licences mêmes. Peut-être devrait-on rappeler par la même occasion que nombre de licences logiciel libre/source ouverte n’empêchent aucunement de faire commerce de ses fontes.
D’après ce que j’avais entendu à une époque, il y a seulement deux typographes qui réussissent à vivre de cette unique profession en France: JFP et Thierry Puyfouilloux (corrigez moi si ce n’est pas vrai). Cela ne montre-t’il pas clairement qu’il y a un problème avec le système actuel?
¶ Alice — 732 jours auparavant
D’après ce que j’avais entendu à une époque, il y a seulement deux typographes qui réussissent à vivre de cette unique profession en France: JFP et Thierry Puyfouilloux
Et Jean-Baptiste Levée, Franck Jalleau, Malou Verlomme, Christophe Badani…entre autres!
¶ j f p — 732 jours auparavant
Ce sujet semble être porteur de commentaires! A priori, extraire du code, le transformer à toujours existé. Les débuts du pdf le prouvent, certains disaient décompiler du code, reconstruire des fontes…
Et la même chose se produit ici, avec Typekit. Les fontes produites avec ce code ne sont pas complètes et prouvent simplement qu’elle ont été clairement piratées. Les faits sont avérés.
Typekit est une solution simple à mettre en place pour ceux qui veulent une offre légale. Woff est aussi un autre moyen non pas de protéger totallement mais de mettre les bonnes infos à disposition. Les DRM personne n’en veux, y compris une large partie de la profession. L’arrivée du support font-face par les navigateurs demande nécessairement des offres permettant d’utiliser autre chose que les fontes directement sur des serveurs sans accords des fonderies…
Les pirates trouvent toujours des solutions à leur passion… ce qu’il faut simplement, c’est mettre en place différentes options pour ceux qu’ils veulent respecter les droits d’auteurs. C’est l’intention de Typekit, et d’autres à venir.
Alice/Alexandre:
C’est toujours difficile de dire qui vie réellement du métier de créateur de caractères (en France). Comment savoir? Il y a je crois 2 cas: ceux, qui comme Xavier Dupré vendent et vivent de la vente de leur licences. Ceux qui comme Christophe Badani dessinent des fontes sur mesure pour leurs clients. Pour le reste, il y a toujours des cas particuliers, comme ceux qui travaillent pour une entreprise, sont profs dans le secteur, ou sont des créateurs de caractères en devenir, qui sans avoir rien publié directement vivent plus ou moins, selon les mois, des services rémunérés qu’ils peuvent rendre à d’autres. Ce marché reste petit même si en développement constant. Il fait rêver, mais la réalité est souvent autre.
¶ Thomas L’Excellent — 732 jours auparavant
Chacun son point de vue… mais je trouve personnellement relativement malsain de soutenir aveuglément Typekit qui n’est à mon avis pas du tout à la hauteur de ses ambitions.
Il est facile de se dire que les pirates arriveront toujours à contourner ou à retirer les protections mais je crois que ce n’est pas pour autant qu’il faut se désintéresser complètement des questions de sécurité (ou alors, autant afficher clairement sa volonté de distribuer gratuitement ses créations).
Le problème que j’ai cherché à montrer est que pour “pirater” Typekit, nul besoin d’être un spécialiste : un simple copier/coller suffit — tout utilisateur d’ordinateur devient alors un pirate susceptible, nous ne sommes plus dans une caricature du spécialiste informatique capable de déjouer les protections les plus sûres.
Bien sûr, il faut éduquer les utilisateurs pour qu’ils comprennent l’importance de soutenir les créateurs et encourager ainsi une production de qualité, mais je crois que réduire la protection à néant des fontes ne délivre pas un message en adéquation avec cet apprentissage. Au contraire, ça crie plus “Servez-vous” que “Attention, le contenu auquel vous accédez est protégé, il s’agit une œuvre d’auteur, qu’il faut respecter”.
J’ai peur de me répéter mais je ne voudrais pas que mon intention initiale soit mal comprise.
¶ Aurélien — 732 jours auparavant
Thomas, je pense que ta démonstration est effectivement très parlante. Je ne l’ai pas mal pris au contraire puisque cela a été le point de départ de nombreux commentaires et d’avis contradictoires. C’est intéressant pour moi de voir vos réactions et j’en apprends beaucoup en vous lisant.
J’avoue quand même être assez surpris par cette possibilité de “piratage” car j’avais compris que le fait de signifier un nom de domaine côté Typekit permettait justement d’empécher cette pratique. Peut-être que cela sera mis en place par la suite comme le disait Yarkout (si j’ai bien compris?)
Je suis également un petit peu chagriné par la disparition des mentions concernant la sécurité présentées sur le site Typekit au moment de la rédaction de cet article et qui n’y figure plus desormais (J’ai peut-être perdu la tête mais il me semble vraiment avoir vu sur leur site des mentions concernant le cryptage des url des fontes etc…)
Bref, même si je m’aperçois en lisant vos commentaire que Typekit n’est peut-être pas la meilleure solution, je suis content de voir qu’il a été source de discussion.
Merci pour vos commentaires :)
¶ Stéphane — 731 jours auparavant
Lorsqu’on a acquis une licence pour une fonte, pour un nombre de postes, qu’on l’utilise en imprimé, en flash, en modifiant les formes pour un logo (intégrité de l’œuvre disparue), en images notamment pour des pages web, devrait-on vraiment devoir repayer une licence pour l’utiliser à destination des textes des pages web? ça me semble un peu bizarre… en revanche, ne pas laisser les fichiers sans sécurisation efficace me semble complètement primordial.
¶ xavier — 731 jours auparavant
Quand je vois les royalties TypeKit… 0, 03 euros par vente, je ne suis meme pas sur que ca puisse me permettre d’acheter un mouchoir pour pleurer… snif!
Enfin, ca devrait evoluer… on verra… mais si c’est meme pas safe…
Et au fait, oui, je vis bien de la creation typo (et pas grace a TypeKit vous l’avez compris!).
¶ JB Morizot — 731 jours auparavant
@Xavier : Donc la solution adoptée par Typothèque semble meilleure! Peut-être que les gros revendeurs, comme FontShop ou Linotype (voire MyFonts), pourront proposer aux plus petites un système semblable à Typekit (mais où l’on paye la fonte, et pas la famille entière) et mieux rémunéré!
¶ olivier — 730 jours auparavant
Élargir le nombre de caractères typographiques disponibles sur le Web, au delà du seul cercle websafe, est surement une bonne chose.
Pour autant, n’est-ce pas aussi une dérive ?
Se faire plaisir en utilisant n’importe quel caractère typographique sur le Web est désormais facilité, tout en veillant à protéger les droits d’auteurs, mais quant en est-il de l’usage des caractères réellement optimisés sur les écrans digitaux ?
Pourquoi ne pas privilégier le dessin de caractères réellement adaptés et par là même, d’en créer de nouveaux ? (il y a déjà la collection ClearType Font Collection qui est un bon début) n’est-ce pas là un défi à privilégier ?
¶ j f p — 730 jours auparavant
“Pourquoi ne pas privilégier le dessin de caractères réellement adaptés et par là même, d’en créer de nouveaux ?”
C’est un faux débat.
Voyez juste les corrections de type inktrap de l‘époque de la photocompo… disparue depuis.
Les caractères bitmaps des débuts ne sont des caractères à effet de style depuis. Les exemples très récents (comparé à l‘échelle de l’histoire) des Verdana et Georgia le prouvent. Ces caractères ont été conçus pour le web en noir et blanc, les plus performants avant le passage au cleartype, quartz et cooltype. Depuis ils sont obsolètes.
La technologie va plus vite que la création de caractères. La résolution des écrans c’est la prochaine étape, maintenant que les processeurs savent gérer facilement un affichage en nuance.
¶ olivier — 730 jours auparavant
Pour autant, peut-on vraiment utiliser tous les caractères typographiques à disposition pour l’affichage sur les écrans ?
Au delà des techniques de rendus sub-pixelaires, n’y a t-il pas quelques fondamentaux à respecter, qui écarterait bons nombres de caractères inadaptés pour le Web ?
¶ Peter Bilak — 729 jours auparavant
Je ne suis pas sûr si vous avez vu cela: http://www.type-applications.com L’idée est que nous allons offrir une licence pour nos outils webfonts, donc fonderies pourrait mettre en place leur propre système pour les webfonts. Aucun besoin pour les middle-man.
¶ Bryan Mason — 729 jours auparavant
Bryan from Typekit here. Sorry to write in English, but my French is terrible. I’d like to address a couple of points raised.
To Xavier’s point about the .03 euros:
The payments we’ve made so far for Q4 are for Nov only – the month we launched (we were live for 13 days in Nov). My point here is that these are early times.
Also, that is not a payment from Typekit, but rather from a foundry. And I am not sure what arrangements each designer has with each foundry, but I’m happy to talk anyone through how we charge customers and calculate payments. (bryan@typekit.com)
We’re still ramping up our service, and our goal is to create a recurring, monthly revenue stream for designers and foundries. This isn’t going to happen overnight, but we’re happy with the growth so far.
Thomas:
So, we like the Typotheque team very much and have a lot of respect for what they are doing.
The methods we use for serving and protecting fonts has two key elements we watch carefully: speed & cost. The concern about font load-time is something we hear every time we talk to publishers. One of the reasons Typekit was able to land The New York Times, The Wall Street Journal, and others is that we’ve come up with methods that are as fast as possible, while still providing reasonable levels of protection.
Secondly, the method we use for serving fonts allows us to quickly distribute them to thousands of servers all over the world, making it easy for us to serve hundreds of millions of pages at a cost that web site owners are willing to pay.
Lastly, to the stealing of ff dax-compact:
When anyone sends a style sheet to a browser, it is possible to take that stylesheet from the cache, host it on a web server, and link to it from a page.
As he shows, we send notification with every style sheet explaining that this method is illegal. Anyone doing this is doing it explicitly and with the intention to steal.
Different than other ways people steal fonts, this technique advertises the theft. As they broadcasts the stolen code, they make it traceable and actionable.
Also, because we serve different files and different style sheets to different browser/OS combinations, they would need to steal all of them and then write some browser negotiation tools to serve the proper files/CSS.
IF someone did all of that, they a) would only then have a completely useful website and b) would have the technical sophistication to have done it themselves without needing Typekit.
This is a very long way of saying two things;
A) Anything that is put on the web is ultimately steal-able. The only question is how to balance ease of access with levels of protection. I think we’ve found a good place, but I am eager to keep listening to what you think.
B) People like to show off. We find the best to approach to this is to let it go un-answered but watch it carefully.
We have yet to see any systematic or substantial theft form Typekit. And when we do, we’ll react to protect your work, I assure you.
We’re eager for your feedback, so please keep it coming.
¶ Thomas L’Excellent — 727 jours auparavant
Je comprend les impératifs de rapidité et de trafic, mais je ne crois pas que ces deux points doivent être privilégiés sur la sécurité. De plus, comme l’a montré Alexandre, les fontes ne sont même pas à l’abri dans les feuilles de style, et c’est bien plus préoccupant.
Je ne remets pas en cause la qualité des services fournis par Typekit mais je doute qu’une solution si piratable soit viable à terme.
Je n’ai pas fait des tests concernant l’efficacité du service de Typotheque mais je peux vous assurer que la protection des fontes offerte est bien plus conséquente… même si, comme je l’ai déjà fait remarqué, et comme Bryan le souligne, du moment que ça s’affiche sur votre écran, c’est possible de le récupérer.