Le premier blog et forum sur la typographie en France
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20 janvier 10
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Après une semaine d‘évaluation j’ai eu envie de faire partager (sans doute la joie d’avoir enfin fini) quelques images de typos réalisées par les 3e année bachelor durant ce 1er semestre qui vient de finir.
Les étudiants ont deux projets à réaliser, libres, durant ce dernier semestre avant le diplôme. Ils peuvent travailler sur une police de caractère ou tout autre projet graphique. Une demie douzaine ont choisi la typo.
il y a là sans doute quelques bases pour un futur projet de diplôme













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26 commentaires
j’ai oublié de préciser le nom des étudiants qui ont un projet montré ici: (pas dans l’ordre)
Bär Daniel, Correia Joachim Felix, Rossel Cédric, Zülli Renato, Huber Robert, Kilchherr Gaël
et bien évidemment c’est moi qui suis ces travaux.
¶ ian party — 20 janvier, 14:39
Les projets d‘étudiants sont toujours intéressants, merci de partager. Le “American Flyer” est délicat comme il faut.
¶ j f p — 20 janvier, 17:02
Fan du projet “Gutter Press”
¶ Jérémie Baboukhian — 20 janvier, 18:33
Du très bon travail. Ces étudiant on bien de la chance d’avoir une personne comme Ian qui suit leur projet.
¶ André Simard — 20 janvier, 19:34
Ian, je vois que tu as donne le gout a tes etudiants des caracteres ultra-thin!
Interessant & varie.
Je verais bien le dernier pour… un parc de loisir… avec toboggan vert!
:)
¶ xavier — 21 janvier, 09:01
“Je verais bien le dernier pour… un parc de loisir… avec toboggan vert!”
Très drôle, pour ceux qui suivent les commentaires d’autres billets! :P
¶ j f p — 21 janvier, 09:11
mais j’adore aller à Europapark!
et je dirais que le specimen ne cache pas son côté voyeur de bonne humeur! ;-))
¶ ian party — 21 janvier, 09:20
“qui suis ces travaux“… quel beau lapsus! Vous vouliez sans doute écrire “qui suit ces travaux“…
¶ lorran — 21 janvier, 10:30
oui sans doute un peu des deux ahah, c’est un bon résumé du statut de prof…
¶ ian party — 21 janvier, 10:36
Ian, je vois que tu as donne le gout a tes etudiants des caracteres ultra-thin!
J’ai pensé pareil (et la coupure verticale dans les K et R, j’ai l’impression d’avoir vu ça quelque part, non ?)
Dans l’ensemble c’est très intéressant. Ca m’intéresserait d’avoir des commentaires de Ian sur les projets, mais peut-être ne peut-il pas en faire ?
¶ yarkout — 21 janvier, 11:14
Moi aussi ça m’a évoqué les graisses ultra-fines et le design des diverses fontes Sang bleu. Mais ça tombe bien, j’adore… Bref, IP fait école. Dans dix ans on en parlera comme de l‘âge d’or de la typographie suisse. : )
¶ JB Morizot — 21 janvier, 13:27
Très intéressant et diversifié. Ça promet pour les projets de diplôme. L’ECAL organise une expo des diplômes ?
¶ SeBN — 22 janvier, 09:43
JB Morizot merci pour les compliments!
Quel type de commentaire tu voudrais Yarkout? je peux bien sur en faire.
Dans un premier temps je peux déjà dire que je trouve tous ces projets bons, et qu’ils correspondent à ma vision du type design, c’est à dire un dessin de caractère approprié à l’esthétique graphique que les étudiants pratiquent, ici celle que l’on développe à l’ECAL (avec des profs comme Gille Gavillet des chez Gavillet et Rust, Maxime Buechi avec SangBleu édition, Jonas Vögeli ou encore Ludovic Balland et bien d’autre)
C’est pour cela qu’une grande importance est donnée au specimen que les étudiants doivent designer, c’est presque aussi important que le projet de dessin de lettre. Si je suit attentivement la création de caractère d’autres professeurs et moi même suivent et aident à la réalisation de ces speciemens
Des projets de typo de texte, de titres assez “sérieuses”, un essais de grotesque mais il y a aussi des projets plus expérimentaux (images 3 et 5) qui sont dans la droite lignée du projet “typeface as a programme”, c’est à dire des moyens automatiques de créations de fontes.
Des choses aussi plus amusantes (même si sans polémiquer je trouve qu’elles n’ont rien à voir avec l’esthétique pot de yaourt barbe à papa)
La principale question qu’on se pose est bien évidemment celle du développement d’un style propre à l’ECAL comme c’est le cas en graphisme, mais aussi le questionnement de qu’est-ce qu’une police de caractère “suisse”.
On essaie déjà d’y répondre avec le programme bachelor depuis 4-5 ans mais il est évident que la principale énergie est mise dans le master, avec des premiers résultats dans 5-6 mois.
pour ce qui est de l’exposition de diplôme, il y a chaque année une grande exposition qui est organisée à la fin de l’année à l’ECAL même, juin-juillet sauf erreur. On peut y voir les travaux de design graphique, photographie, design industriel et les différents master.
¶ ian party — 22 janvier, 10:41
(même si sans polémiquer je trouve qu’elles n’ont rien à voir avec l’esthétique pot de yaourt barbe à papa)
j’adore!
¶ xavier — 22 janvier, 11:52
si si je te jure, sans polémiquer! :P
¶ ian party — 22 janvier, 11:57
Construire volontairement un style propre à l’ECAL en terme de création de caractères? C’est surprenant venant d’une école? Le but d’une école n’est pas de donner les moyens aux étudiants de construire leur propre identité?
Il y a sans doute autre chose derrière cette idée (que je comprend pas en lisant), mais présenter comme cela, je trouve que c’est une vision totalitaire de l’enseignement.
Je me pose des questions, sans plus. C’est un sujet intéressant.
¶ j f p — 22 janvier, 22:13
oui c’est sans doute un peu totalitaire écrit comme ça, il faudrait sans doute nuancé. A travers le mot style est compris le mode d’enseignement, les modèles choisi, les références, les enjeux.
¶ ian party — 22 janvier, 22:28
Ayant ‘subi’ ou ‘bénéficié’, c’est au choix, l’enseignement ECAL, je pense être en mesure de partager mon point de vue. C’est sûr que leur approche a des tendances totalitaires et tous les styles ne sont pas permis, mais d’un autre côté, la qualité de l’enseignement et le bagage de connaissance avec lequel on en ressort sont très importants. En gros, c’est une méthode aussi frustrante qu’utile! Je m’explique: les professeurs ont tendance à s’investir parfois un peu trop dans les projets des étudiants et il est très difficile d’aller à l’encontre de leurs convictions. Le sens du mot ‘encourager’ semble échapper à cette forme d’enseignement et bon nombre d‘étudiants se désintéressent de la typographie car on les a persuadé qu’ils ne valent rien. Mais une fois de plus, je nuance ma critique en soulignant que la vie n’est pas facile et que cette approche ‘pédagogique’ est peut-être nécessaire. Car après tout, il n’y a qu’un moyen de s’en sortir à l’ECAL et c’est de leur prouver qu’ils ont tort. Ce fut ma ligne de conduite tout au long de mon cursus et je suis bien content à la fois d’en être sortit, mais aussi d‘être passé par là. Ça peut semble quelque peu masochiste comme approche, mais forcé de constater que ce que j’ai appris dans la douleur a d’autant plus de valeur!
¶ Jas — 23 janvier, 11:18
“Car après tout, il n’y a qu’un moyen de s’en sortir à l’ECAL et c’est de leur prouver qu’ils ont tort.”
… ça veut un peu rien dire non?… et si je me rappelle de ton cursus se fut plutôt l’inverse dans ton cas, il me semble que tu as tout fait pour suivre la tendance établie. Tu nous as jamais prouvé qu’on avait tord, l’avis des prof n’a jamais vraiment changé à ton sujet en positif comme en négatif.
enfin si tu veux ouvrir un poste sur le forum sur ton cursus à l’ecal tu peux, ici c‘était pour montrer des bon travaux d‘étudiants pas pour rentrer en polémique sur ce que tu as ressenti durant tes études.
¶ ian party — 23 janvier, 12:55
Ian, laisse-le s’exprimer sur son cursus a l’ECAL, apres tout on parle de ton ecole, ca devrait te faire plaisir!
¶ xavier — 23 janvier, 13:42
je suis ouvert à en parler mais pas sur ce post, ici je trouverais plus intéressant que Jas nous donne son avis sur les typos
¶ ian party — 23 janvier, 13:58
Merci pour tes commentaires, Ian. C’est intéressant de comprendre la façon dont un projet se développe, du point de vue des enseignants comme de celui des étudiants. Je suis souvent mal à l’aise quand je lis les “Reflection on Practice” qui accompagnent des projets graphiques, parce qu’il semble manquer une part importante de l’histoire : l’interaction avec les enseignants. Lis les RoP de la Hague l’an dernier. Tu verras qu’il y a des choses qu’on retrouve chez plusieurs étudiants. On a l’impression de psittacisme. Ce n’est pas grave parce qu’un style personnel se développe comme une éponge, qui absorbe et régurgite ce qui l’entoure, en gardant des éléments différents. Dans toute école on absorbe beaucoup, puis plus tard, on prend ses distances. Ca prend du temps. Mais c’est aussi pareil pour le style de ton école : tu n’as pas vraiment besoin de travailler activement à le créer, il se fera tout seul, organiquement (pour employer un mot que tu aimes bien). Même si tu essaies de le créer, il ne deviendra pas nécessairement ce que tu veux; cela dépend de ce pour quoi ton école sera connue sur le long terme. Tes étudiants vont partir, faire des choses différentes et dans dix ou quinze ans, ce qu’ils feront n’aura rien à voir avec ce que tu voulais faire. Ce sont peut-être même les rebelles qui seront les plus connus.
¶ yarkout — 23 janvier, 15:48
je suis d’accord avec toi sur ce que tu dis, mais on parle pas de la même chose, c’est une réflexion beaucoup plus large que mon style ou le style d’une école (aussi connue et réputée que soit l’ecal). c‘était effectivement une façon trop réductrice de dire style de l’ecal, mais vu que c’est le seul endroit ou on enseigne de la typo en suisse…
¶ ian party — 23 janvier, 16:33
Pas besoin d’en venir aux mains, je réagissais simplement au commentaire de JFP concernent directement ce post. D’ailleurs, je ne comprends pas bien pourquoi tu le prends si mal et part de suite sur la défensive, si tu relis bien mon commentaire, la conclusion est plutôt positive. Enfin bref, je ne cherche pas à me faire d’amis ni à te faire changer d’avis : )
¶ Jas — 23 janvier, 17:18
C’est effectivement complexe de mettre un place un cursus en création de caractères. Quelle attitude à avoir face aux étudiants, comment leur faire comprendre des bases indispensables, une éthique, les aider à construire leur futur, leur pratique de la création de caractères dans leur futur métier de graphiste.
Les influences sont forcément prévisibles, car la symbiose entre prof et élève est fondamentale, surtout pour faire passer des points de détails, une certaine philosophie du métier.
Mais comment le faire? Les échanges entre Ian et Jas démontre que ce n’est chose évidente. De même que le rejet de Ian suite à son passage à La Haye. Effectivement Ian à raison, c’est une discussion qui devrait avoir lieu sur le forum, et si d’autre expériences d‘étudiants venant d’autres cursus venaient également s’ajouter au débat… encore mieux.
¶ j f p — 24 janvier, 14:50
Vous avez tous deux raisons et il ne sert à rien de continuer à ‘polémiquer’ ici. Pour en revenir aux travaux présentés ci-dessus, je trouve qu’il est intéressant de voir l‘évolution de la pratique typographique à l’ECAL. Je trouve tout particulièrement intéressant les deux derniers travaux notamment la version grasse du caractère ‘Salt on a Magpies Tail’. Je pense également que l’on peut anticiper de jolis diplômes 2010 et j’espère que Ian en postera quelques exemples sur ce forum…
¶ Jas — 24 janvier, 15:15